ALIMENTATION ET CANCER

 

D'après certaines statistiques, 40 % des cancéreux meurent de cachexie. Cela signifie que ces cancéreux meurent de faim par manque d'assimilation.
Si je me réfère à ma propre expérience, le problème digestif de certains cancéreux est dû au fait que leur appareil digestif en raison de leur maladie, ne supporte plus qu'une faible variété d'aliments. Faire le tri entre ce que cet appareil digestif malade supporte et ne supporte pas, demande un discernement qui n'est pas du tout évident et qui peut prendre du temps. Ce problème ne serait-il pas dû à des parasites ou à des intolérances alimentaires ?
Avant de parvenir à aménager leur alimentation, les cancéreux
peu à peu s'empoisonnent à force de manger des aliments qu'ils ne supportent pas. En effet, en raison d'une accumulation de mauvaises digestions, l'acide lactique dextrogyre de leur intestin est remplacé par de l'acide lactique lévogyre qui est un poison (Cf. chapitre sur la kombucha). L'alimentation est donc un point important et même essentiel pour un certain nombre de cancéreux.
Pendant cette recherche d'une meilleure alimentation, pour améliorer malgré tout leur assimilation, les cancéreux doivent se supplémenter en probiotiques (kombucha, kéfir, natto ou autres aliments fermentés), tous ces micro-organismes vont restaurer leurs intestins ainsi que leurs défenses immunitaires.

Je n'ai jamais cessé d'aller travailler malgré la fatigue due à mon cancer. En raison des soins multiples que j'ai été obligée de me donner, ne pouvant agrandir mes journées, il m'a fallu choisir entre une bonne alimentation et un sommeil suffisant. J'ai choisi de bien m'alimenter et aujourd'hui, je ne le regrette pas quoique le sommeil soit un point très important aussi.


ENZYMES
Il apparaît que le manque d'enzymes est un problème crucial non seulement pour la digestion du cancéreux mais aussi pour son bien être général. En raison de sa carence enzymatique personnelle, le cancéreux fatigue son organisme chaque fois qu'il consomme des protéines cuites parce que la cuisson détruit les enzymes animales qui permettraient de digérer correctement les protéines en question. en effet, le poisson de même que les autres protéines animales (oeufs, viande) perdent leurs enzymes à la cuisson. Le même phénomène se produit pour les végétaux et les enzymes végétales. Pour une bonne digestion, nous gagnerions à consommer crus au moins 75 % des aliments. De plus, il n'est pas conseillé de réchauffer les aliments qui perdent alors toutes leurs vitamines. Cette carence enzymatique chez le cancéreux montre son gros déséquilibre métabolique et bien évidemment un terrain beaucoup trop acide. On peut penser que les plus gros soucis du cancéreux proviennent de cette carence enzymatique du fait d'une mauvaise alimentation qui privilégie les sucres rapides et lents, le sel et tous les produits ajoutés notamment dans les plats préparés industriellement.

CONSEILS GENERAUX

Prendre son temps pour manger et bien mâcher car la digestion commence dans la bouche.

Voici quelques critères de choix des aliments :

- Consommer des fruits et légumes de saison, mûrs mais non abîmés.
- Eplucher les fruits et légumes non 'bio' et les jeter si leur goût est frelaté.
- Eviter les légumes produits sous serre ou hors sol, vérifier la provenance des légumes.
- Choisir des aliments le moins longtemps stockés.
- Eviter certains modes de conservation : salaison, fumaison.
- Eviter les aliments ayant subi des transformations, des préparations.
- Eviter ce que les américains appellent la "junk food" c'est-à-dire toutes les boissons non naturelles, les petites crèmes avec colorants, conservateurs et arômes artificiels et les multiples friandises.
- Eviter l'alcool.

VIANDE
Ne consommer que de la viande "bio" (pour éviter les hormones de croissance cancérigènes, les oestrogènes, les antibiotiques et les farines), si possible plutôt de la volaille, la viande rouge est déconseillée aux cancéreux. Favoriser l'oie et le canard.

OEUFS
Ne consommer que des oeufs "bio" (pour éviter les hormones, les antibiotiques et les farines). L'oeuf est un excellent aliment, très riches en de nombreux oligo-éléments et en particulier en vitamine A. Cette vitamine est recommandée en cas de cancer, toutefois, il s'agit d'une vitamine liposoluble qui s'accumule dans l'organisme. Il convient en conséquence de limiter sa consommation d' oeufs. Les signes principaux de l'hypervitaminose A sont la sècheresse de la peau, la gerçure des lèvres, la rougeur autour des yeux et surtout la perte de cheveux due à une tension crânienne de plus en plus grande. L'hypervitaminose A est très dangereuse mais les symptômes sont parfaitement réversibles lorsqu'on arrête de prendre de cette vitamine. C'est pourquoi, je déconseille des supplémentations en huiles de poisson contenant de la vitamine A dans le régime riche en vitamines que je propose.
Le même problème ne se pose pas en principe pour le bétacarotène des légumes. Toutefois, attention aux légumes et aux fruits riches en provitamine A (carotte, échalote,...), ces aliments peuvent ne plus être supportés à certaines périodes. En ce cas, il est conseillé de trouver sa ration de vitamine A plutôt dans les jaunes d'oeuf crus bio (si possible pas plus d'un jaune d'oeuf par jour si votre foie est défaillant). Voir le chapitre sur la cure du foie. En tous cas, il est indispensable d'avoir son compte de vitamine D sans pour autant risquer une hypervitaminose A, d'où le danger de se supplémenter par des associations de ces deux vitamines. Le cancéreux qui ne supporte pas le soleil, doit impérativement se supplémenter en vitamine D3. Il a été prouvé par des chercheurs qu'une dose de1000 à 4000 UI de vitamine D3 n'était en aucun cas abusive journellement dans le cadre d'une supplémentation ou par l'action du soleil (effectuer au moins les premiers mois des contrôles sanguins).

POISSON
Consommer du poisson sauvage pour éviter les antibiotiques et les farines. Consommer trois fois par semaine au moins des poissons gras tels que hareng, maquereau, flétan, sardine, rouget, thon, saumon sauvage. Ces poissons contiennent des acides gras essentiels omega 3 favorables aux cancéreux. Pour améliorer la digestibilité des poissons, on peut y ajouter un peu de citron ou de vinaigre de cidre. Se supplémenter en acides gras oméga 3 si on ne consomme pas de poisson.

SEL
Eviter le sel sous toutes ses formes car il est néfaste en cas de cancer. L'alimentation apporte suffisamment de chlore et de sodium, il n'est pas nécessaire d'en ajouter sauf cas tout à fait exceptionnels. Eventuellement trouver des sels de substitution à base de potassium (le sodium remplace le potassium autour des cellules cancéreuses). Eviter en conséquence les conserves ou, à la rigueur, les rincer de façon à éliminer au maximum le sel et les conservateurs.

SUCRE
Eviter le sucre, lui aussi est déconseillé en cas de cancer (c'est l'aliment des tumeurs). Se contenter de fruits et de miel. Préférer le miel de France, plus contrôlé (au maximum une petite cuillerée à café par jour, sans obligation) . Les cancéreux qui ne supportent pas les fruits, ont une source suffisante de sucre dans les légumes (par exemple : ail, échalotte, oignon, poivron rouge, betterave, carotte). Proscrire les édulcorants chimiques tout autant que le sucre. La stévia paraît être une bonne alternative.

HUILES
Eviter les huiles raffinées (pour les cuissons à l'huile, utiliser des huiles naturellement saturées : de l'huile de coco, du lait de coco ou bien de l'huile de palme totalement méconnue et injustement critiquée). Ne pas chauffer les huiles de première pression à froid. Eviter la plupart des huiles riches en acides gras omega 6 car elles sont souvent pro-inflammatoires, rien de tel cependant avec l'huile d'onagre qui a une action anti-inflammatoire (prostaglandine E1) . Veiller à la fraîcheur de ces huiles qui sont un véritable poison lorsqu'elles deviennent rances. L'huile de maïs ainsi que le maïs seraient déconseillés en cas de cancer du sein. L'huile d'olive est probablement la plus indiquée car très riche en acide oléique et contenant peu d'acides gras omega 6. Elle peut être consommée en plus grande quantité que les autres huiles. Avec une peau qui se déssèche (eczéma, lèvres gercées), il est souhaitable de multiplier les rations de poisson gras (acides gras omega 3), d'huile d'onagre, d'huile d'olive, de noix oléagineuses et de lait de coco. Le lait de coco améliore sensiblement la peau, les ongles et les cheveux. Il s'agit d'une graisse saturée riche en acide laurique profitable aux cancéreux mais attention aux réactions d'un foie fatigué et aux intolérances.

EAU
Eviter l'eau du robinet javellisée (le chlore est déconseillé aux cancéreux) et souvent riche en nitrates (contre-indiqués pour les foies sensibles). Personnellement, je préfère les eaux de source pauvres en calcium. Il semblerait que le calcium minéral ne soit bien assimilé qu'en milieu acide (boire l'eau calcaire en citronnade ou vinaigrée).Mal assimilé, le calcium peut former des calculs. L'eau filtrée apporte parfois du sodium dangereux pour les cancéreux et les cardiaques.

LAITAGES
Les éviter tous, particulièrement en cas de troubles de la digestion. Cela demande un bon équilibre alimentaire par ailleurs. Cela signifie : pas de lait, pas de fromage, pas de yaourt qui sont spécialement acides, pas de beurre. Ces aliments ont une valeur nutritive incontestable, cependant, si l'état de santé l'exige, il ne faut pas hésiter à les supprimer. Le lait de vache est souvent aux hormones de croissance et aux oestrogènes. La nature nous offre de quoi compenser leur absence. En ce qui me concerne, un médecin m'avait demandé de reprendre les laitage, cela a bien failli m'être fatal, j'ai fait une redoutable déshydratation. Un autre médecin m'a demandé deux ans plus tard de reprendre du beurre, avec le même résultat.
Alors que l'arthrose et l'ostéoporose ne frappent pas les populations les plus pauvres qui ne consomment pas de laitages, ces maladies frappent surtout la Suisse, pays où la consommation de laitages est la plus élevée du monde. Eviter plus que tout les yaourts qui sont très acides et pasteurisés en général.
Des recherches récentes ont montré que pour lutter efficacement contre l'ostéoporose, il convient de consommer un minimum de 800 gr de fruits et légumes par jour. Cette découverte me paraît signifier que le calcium des végétaux est mieux assimilable par un adulte que celui des laitages. . Pour les enfants qui ne supportent pas les laitages, le lait de soja non fermenté ne paraît pas une bonne alternative, peut-être que les jus de végétaux produits à l'extracteur de jus serait une meilleure solution.
Il faut aussi noter que les laitages en provenance de l'industrie laitière sont souvent chargés de plomb, de cadmium et de mercure sans aucune mention sur les étiquettes, les laitages bio sont donc à préférer en tout état de cause.

LEGUMES
Privilégier la famille du chou. Consommés crus, les choux chinois et les choux de Shanghaï me semblent les plus digestes. Ne cuire les choux qu'au dessous de 100° et sans eau afin qu'ils soient digestes. J'ai découvert récemment le chou-rave. Cuit, lorsqu'il est jeune, c'est un légume très agréable et riche en minéraux. Il est tout-à-fait méconnu en France. Si on ne supporte pas les choux, on peut les lacto-fermenter, tout comme beaucoup d'autres légumes, cela constitue une prédigestion.

Privilégier la famille des navets et radis (noir, blanc, rouge).

Privilégier, si on la supporte, la famille des poireaux, oignon, échalote, ail . Manger si possible oignon doux, échalote et ail crus car leurs principes volatils sont intéressants pour la santé, de plus, mis à part l'oignon, ils sont moins digestes cuits. Si possible consommer beaucoup d'ail cru ou en poudre (soufre, germanium).

Privilégier aussi les asperges qui contiennent notamment du glutathion très bénéfique pour les cancéreux. On peut consommer aussi les asperges crues, de préférence épluchées à cause de leur peau fibreuse.

Privilégier si vous les supportez, les aubergines bien noires mais fermes. Par exemple, les couper en rondelles fines, les cuire à la vapeur une douzaine de minutes , les assaisonner de gingembre, de piment de Cayenne et d'ail puis les arroser d'huile d'olive.

Privilégier les artichauts, grands protecteurs du foie.

CEREALES
La dernière céréale que j'ai supportée est le quinoa. C'est une excellente céréale contenant tous les acides aminés essentiels et de nombreux minéraux. Par ailleurs, elle ne contient pas de gluten. Lorsque je n'ai plus supporté le quinoa, je me suis demandé ce que j'allais devenir et s'il m'était encore possible de manger de façon équilibrée. En cherchant sur internet, j'ai découvert un régime qui interdisait tout ce que je ne supportait pas et qu'on affirmait équilibré. Récemment, j'ai fait un test de tolérance sur 270 aliments, il se trouve que je supporte certaines céréales sans gluten : notamment millet, sarrasin, châtaigne, patate douce (malheureusement trop sucrée), pomme de terre (bio car elle absorbe beaucoup les traitements chimiques) et surtout petit taro. Toutefois ces aliments sont déconseillés car ils font grossir les tumeurs, j'ai remarqué qu'en en prenant de temps en temps à midi, cela ne posait apparemment pas beaucoup de problèmes. Au contraire, pris le soir régulièrement, ils accroissent les maux de tête d'origine cancéreuse du matin au réveil ainsi que la taille des tumeurs. Finalement, j'ai cessé de prendre ce type d'aliments déconseillés dans le cadre du régime paléolithique.

INTERET DES TISANES, JUS ET BOUILLONS DE LEGUMES POUR LE CANCEREUX
j'ai compris récemment l'importance de prendre, entre les repas, des tisanes, des jus ou du bouillon de légumes : D'une part, cela apporte des minéraux assimilables puisque sous forme organique et d'autre part cela permet une rectification de l'équilibre acido-basique. En effet, mis à part les jus d'épinards ou d'oseille en particulier, les jus ou bouillons de légumes sont fortement alcalins et évitent une acidose des tissus, cette acidose qui conduit au cancer ainsi qu'à la plupart des autres maladies telles que grippes, rhumes ou maladies dégénératives. Toutefois l'équilibre acido-basique reste un grand mystère et le kéfir, pourtant acide, permet, semble-t-il de le normaliser.

Certaines personnes très affaiblies ne supporte aucune crudité. La pulpe de celles-ci n'est plus supportée par leur système digestif malade. En ce cas, la solution est de prendre des jus de légumes crus fraîchement pressés. Cela pour deux raisons, d'une part il n'y a plus à digérer de pulpe ou de fibres et d'autre part ces jus frais contiennent des enzymes végétales qui favorisent leur digestion.

ALIMENTATION POUR CERTAINS CANCERS

En cas de troubles de la digestion, spécialement en cas de cancer de la peau ou de l'appareil digestif, je propose un régime qui m'a bien réussi jusqu'à présent. Ce régime très exigeant est cependant équilibré et a l'avantage d'éviter les principales allergies alimentaires. Il se trouve que ce régime interdit à peu près tous les aliments que je ne supporte pas. Il s'agit du régime paléolithique c'est-à-dire celui de nos lointains ancêtres qui vivaient de cueillette et de chasse. Ce régime est très proche de l'instinctothérapie. J'ai lu avec intérêt, dans Biocontact de juin 2002, l'article d'une personne qui a réussi à équilibrer sa sclérose en plaque grâce à l'instinctothérapie. Il faut noter toutefois qu'étant revenue pendant quinze jours à une alimentation dite normale, elle a retrouvé tous les signes de sa sclérose en plaque (troubles de la vision, pertes d'équilibre). Inutile de préciser qu'elle est revenue à son régime. Etant donné ma fragilité digestive, je suis bien sûre que je réagirais de la même façon si j'abandonnais mon régime pendant quelques jours.

Voici un bref parallèle entre les deux régimes :

EN INSTINCTOTHERAPIE
Tous les aliments sont mangés crus, même la viande et le poisson. Les aliments sont préalablement sentis pour permettre d'estimer s'il donnent envie d'être mangés. Les aliments sont mangés les uns après les autres, sans mélanges, tant que l'envie persiste. L'arachide et la noix de cajou sont acceptées.

DANS LE REGIME PALEOLITHIQUE
On admet la cuisson de certains aliments mais de préférence, une cuisson douce et minimale. Les mélanges d'aliments sont acceptés. Par contre, l'arachide et la noix de cajou, tout comme les autres légumineuses, ne sont pas acceptées. De même sont interdits les laitages (une fois sevrés, nos ancêtres ne prenaient plus de laitages) et les céréales (qui n'existaient pas à cette époque reculée car les graminées étaient alors sans volume). Nos ancêtres mangeaient cru, sont donc exclus également les pommes de terre et autre racines et rhizomes non consommables crus ainsi que tous les légumes en grain.

Nous voyons que cela exclut les pâtes, le pain, les brioches, le riz, les pizzas et les laitages : aliments qui emplissent les supermarchés (et qui sont terriblement acides).

MAIS ALORS QUE PEUT-ON MANGER ?

- Tous les fruits si on les supporte, sans oublier les bananes et les avocats (nos ancêtres vivaient souvent dans des zones de fruits exotiques). Pour ma part, je ne prends ni kiwis, ni oranges car je ne les supporte pas. Je n'ai d'ailleurs supporté aucun fruit pendant six ans puis j'ai pu reprendre des pommes uniquement dans des salades de crudités et des bananes en dessert à condition de prendre quelques amandes tout de suite après. Enfin, Je me suis aperçue que je supportais de nouveau d'autres fruits. Toutefois certains fruits ont sur moi une action acidifiante alors qu'ils ont une action alcalinisante sur les personnes en bonne santé.

- Les noix oléagineuses de qualité bio, crues (ni salées ni grillées), telles que : amandes, pistaches, pignons de pin, noix, noisettes, noix du Brésil, noix de pécan, noix de macadamia (attention, une fois rances, toutes ces noix deviennent hautement cancérigènes). Ne pas consommer de cacahuètes ni de noix de cajou qui sont des légumineuses. Les noix oléagineuses sont riches en protéines, en minéraux, en acides gras insaturés et en vitamines du groupe B et E. On peut les faire tremper de 12 à 24 h avant consommation, en ce cas, l'avantage est double, elles sont plus tendres et elles débutent une prégermination qui les enrichit en enzymes, ne pas boire l'eau de trempage.

- Les légumes tels que : fenouil, tomate, navet, asperge, concombre (épluché si non bio et épépiné pour qu'il soit digeste), céleri, céleri-rave, choux de toutes sortes, ail cru, oignon cru, poireau, carotte, patate douce, épinard, courgette, pousses de bambou, aubergine, chayote, margose (à petite dose en tranches fines car très amère et sans la partie blanche ni les pépins), radis de toutes sortes, salades vertes, betterave, poivron, melon, artichaut, champignons, (haricots verts et petits pois avec réserves car il s'agit de légumineuses), etc...

- Le feu du piment de cayenne serait paraît-il un moyen de lutter efficacement contre le cancer de la prostate en particulier. La capsaïcine qui produit le feu du piment, est curieusement un anti-inflammatoire et possède une action anti-cancéreuse (voir piment de Cayenne).

- La viande (pour les cancéreux surtout la volaille "bio"). Pour ma part, je ne supporte que certaines volailles. Parmi les volailles, je privilégie l'oie et le canard.

- Les oeufs "bio" (je ne consommais que le jaune cru, actuellement, je ne le supporte plus).

- Le poisson bien frais ou surgelé, prendre trois fois par semaine au moins du poisson gras, éviter de trop le cuire. Je ne consomme pas souvent des fruits de mer car ils sont très salés, je consomme de temps en temps des huitres. Les crustacés, par exemple des crevettes des mers froides permettent de varier les menus. Se supplémenter en acides gras oméga 3 si on ne consomme pas de poisson.

- Seules les huiles de première pression à froid sont autorisées si possible de l'huile d'olive. Pour les plats chauds éventuellement du lait de coco bio de l'huile de coco bio ou de palme bio.

- Je consomme aussi du vinaigre de cidre modérément pour ménager mes reins. Je supporte depuis quelques temps le citron et je fais des bocaux de légumes lacto-fermentés, ce qui diversifie mes sources d'acidité.

- Du miel, en quantité très limitée (au maximum une cuillerée à café par jour sans obligation).

En cas de fragilité digestive, certains légumes pris trop fréquemment sont de moins en moins bien supportés. Pour lutter contre cette dégradation de la digestion, on laissera passer cinq jours au moins avant de reprendre le légume qui pose un problème. Varier les menus permet souvent de mieux tolérer les aliments voir aussi la cure du foie. Il me semble aussi que les légumes crus mélangés entre eux, par exemple dans une salade, sont mieux acceptés par l'organisme que lorsqu'ils sont le seul légume au menu.
En cas de ballonnements, de flatulences, toujours penser à une éventuelle parasitose intestinale ou à une intolérance alimentaire.

Etonnamment, malgré mes difficultés à m'alimenter, je supporte très bien le caviar ainsi que le foie gras dont je n'abuse pas... car trop riches pour mon foie fatigué, une chance car cela ruinerait mon budget.

Il est intéressant de noter en passant que des études portant sur des animaux domestiques tels que les chiens et les chats ont montré que ces animaux ne développent pas de cancers s'ils sont alimentés avec de la viande ou du poisson cru.

Pour une meilleure digestion pensez à ajouter à vos plats des condiments et herbes très riches en antioxydants :
Du curcuma (accompagné de poivre noir ou d'huile) si vous le supportez, il est paraît-il souverain contre la maladie d'Alzheimer, du piment de cayenne ou de nombreuses petites herbes telles que basilic, cannelle, origan, romarin ou encore gingembre, cumin et fénugrec en poudre (il ne s'agit pas ici de graines germées) sans oublier une gousse d'ail cru ou de l'ail séché (l'ail contient du germanium et du sélénium). Le gingembre frais ou en poudre favorise la digestion en cas de nausée ou de digestion lente.

Grâce à un test sur 270 aliments qui m'a permis de repérer les 34 aliments auxquels je faisais une intolérance de type 3, j'ai pu diversifier mon alimentation. j'ai dû supprimer définitivement l'amande à laquelle je faisais une énorme intolérance, le quinoa, la tomate et l'oeuf.

Je désire mettre l'accent sur des aliments que j'ai découverts récemment et qui semblent favoriser ma santé :

- Le fénugrec en poudre qui me sert d'épice notamment avec de l'ail, du piment de cayenne et du gingembre en poudre. Il améliore mon appétit et ma digestion. Il possède un grand nombre de vertus : il est antiviral, hypoglycémiant (un plus lorsqu'on a un cancer), vulnéraire et pour les mères qui allaitent, galactogène. Il est aussi actif contre la toux, les problèmes respiratoires et les rhumatismes.

- Le natto : alors que je ne supporte absolument pas le soja, le lait de soja, la sauce de soja ni le tofu, le natto est une alternative intéressante car il s'agit de soja fermenté qui ne présente pas les mêmes inconvénients que le soja non fermenté car tous les éléments potentiellement toxiques ont été "digérés". Cedi dit, le natto, spécialité japonaise, est au premier abord assez déconcertant pour un occidental. Ces petits haricots reliés par de nombreux filaments ne sont pas forcément d'emblée très attirants . Il faut les remuer vigoureusement, si possible avec des baguettes de bois, pour obtenir un aspect de mayonnaise aux haricots. Le natto est traditionnellement vendu avec deux petits sachets, l'un de sauce de soja, l'autre de moutarde, additionnés de conservateurs, je les supprime et les remplace uniquement par de la moutarde bio qui va rehausser le goût de ce merveilleux probiotique. Le natto est riche en nattokinase, enzyme très favorable aux cancéreux dont elle purifie le sang. Toutefois, j'évite actuellement le natto en raison des irradiations possibles.

J'ai consommé pendant un certain temps des céréales sans gluten toutefois, à présent, je ne les supporte plus car leurs sucres me donnent des maux de tête au réveil, d'ailleurs, elles ne font pas partie du régime paléolithique. Malgré la suppression des sucres rapides et lents (mis à part certains fruits), récemment mes maux de tête cancéreux de la fin de nuit sont revenus et j'ai trouvé une solution inattendue avec l'huile d'onagre. Après cela, j'ai dû cesser de prendre journellement du poisson (aliment acide) et des légumes cuits (car appauvris en enzymes). Actuellement, je m'accorde, néanmoins, un jour par semaine, un bon confit de canard, au restaurant.

De toute évidence, notre mode de vie est déséquilibré. C'est une caractéristique des pays dits développés. Nous sommes trop sédentaires et nos aliments sont le plus souvent pervertis soit par des traitements chimiques ou thermiques soit par de nombreux additifs. Par ailleurs, les animaux ne se nourrissent souvent plus en broutant de l'herbe verte, leur chair ne contient plus d'acides gras omega 3. De plus, les hormones et les antibiotiques auxquels ils sont souvent soumis, font de leur viande un aliment peu sûr. Les végétaux, en culture intensive, reçoivent des engrais chimiques qui ne comprenent pas tous les nutriments dont notre organisme a besoin, notamment du magnésium. Les sucres rapides et lents que nous absorbons (à l'exception des fruits qui contiennent beaucoup d'anti-oxydants bénéfiques) pèsent sur notre santé et nous conduisent à l'obésité ou à des maladies dégénératives. Des recherches récentes montrent que les sucres et notamment les sucres lents entraînent une perméabilité de l'intestin qui favorise l'invasion de germes défavorables et, par là-même, nuisent à l'immunité.

Pour ces raisons, je conseille vivement, à ceux qui craignent un cancer comme à ceux qui en ont, de suivre le régime paléolithique et de se supplémenter en :
- Magnésium,
- Vitamine D3.
- Acides gras oméga 3 de poisson,
- Huile d'onagre,

- Levure de bière revivifiable en gélules. La levure de bière est un probiotique riche en vitamines du groupe B et en de nombreux oligoéléments, peut-être mieux encore pour la restauration de l'intestin, levure saccharomyces boulardii revivifiable. Personnellement, je consomme actuellement des légumes lacto-fermentés ,
- Vitamine C.

QUELQUES IDEES DE MENUS

Voici des exemples de petit déjeuner ou de goûter :
On peut commencer par un jaune d'oeuf cru bio si on le tolère (au petit déjeuner) puis prendre un ou plusieurs fruits mûrs tels que : pamplemousse rose, pastèque, abricot, mangue, cerises, fraises, ananas, kaki, pêche, raisin, pomme, poire, anone (malheureusement trop sucré pour moi), prune (effet acidifiant) puis une à trois bananes mûres (effet alcalinisant et potassium), bien les mâcher pour bien les digérer et éventuellement terminer par quelques amandes crues ou quelques noix du Brésil qui aident à digérer les sucres rapides et lents de la banane.

Récemment, après un jus de pamplemousse rose pressé, je prenais une bouillie à base de farine de châtaigne ou de pois chiche à laquelle j'ajoutais de l'eau puis, en fin de cuisson, de l'huile de palme. J'ai dû arrêter ces farines car je ne les supporte plus, c'était d'ailleurs une entorse au régime paléolithique. Actuellement, je commence par un jus de pamplemousse pressé, une poire ou une pêche, selon la saison, une ou deux bananes et je termine par quelques noix du Brésil.

Voici deux recettes de poisson cru :
1) Couper du saumon sauvage cru en petits morceaux. Les faire mariner, au réfrigérateur, dans du jus de citron recouvert d'huile d'olive pendant au moins quatre heures (recette tahitienne à agrémenter de petites herbes, oignon, ail, aneth, gingembre et curcuma frais en rondelles, etc...).
2) Faire mariner, au réfrigérateur, des filets de hareng cru dans du vinaigre recouvert d'huile pendant au moins quatre heures (rollmops nordiques).
Attention, bien retirer les viscères de ces poissons qui peuvent être parasités. Ces deux recettes sont applicables aux autres poissons.
L'oignon en abondance me semble particulièrement recommandé dans ce type de marinade en raison de ses propriétés antiseptiques et antiparasitaires ainsi que la cannelle et le thym.

Cuisson du poisson
Faire cuire à la vapeur ou bien à feu doux, dans un fond d'eau, des légumes coupés en dés, utiliser un récipient à fond épais et muni d'un couvercle (inoxydable ou émail en bon état). Après quelques minutes, poser sur ce lit de légumes, le poisson congelé ou non. La cuisson à la vapeur offre une qualité comparable.

Cuisson des légumes
En plus des méthodes décrites ci-dessus, on peut procéder à la façon des Thaïlandais : faire bouillir une bonne quantité d'eau puis mettre les légumes dans l'eau bouillante deux ou trois minutes pour que les aliments peu cuits ne perdent pas leur couleur et conservent des vitamines. Egoutter et ajouter de l'huile d'olive
et un filet de citron ou de vinaigre de cidre.

Salade d'été
Voici une salade très agréable en été : Couper en dés une tomate si possible coeur de boeuf, y ajouter un avocat, de la salade verte, des asperges vertes, de la coriandre fraîche, de l'ail et du poisson, le tout en petits morceaux. Arroser d'huile d'olive. Eventuellement ajouter un peu de vinaigre de cidre.

Autre salade protectrice du foie
couper en petits dés une pomme bio, un morceau de grand radis blanc (épiceries chinoises), quelques feuilles de chou chinois (sauf la nervure centrale) ou une endive, ajouter du poisson froid coupé en morceaux. Assaisonner avec du vinaigre de cidre et de l'huile d'olive (première pression à froid). Terminer ce repas par une ou plusieurs bananes selon sa faim terminer par une petite poignée d'amandes ou de noix du Brésil.

Un déjeuner de légumes crus râpée à l'aide de la grille fine d'un mixeur
- Râper un morceau de carotte bio, de radis blanc ou un navet, un petit morceau de betterave crue, un demi-citron bio non épluché, un quartier d'oignon, ail, piment de Cayenne et varier en fonction de l'envie et de la saison. Ajouter un petit avocat coupé en dés et 3 à 5 g de spiruline.

- Arroser d'huile d'olive.

Un dîner de légumes crus
- Salade verte ou mâche en chiffonnade, asperges crues pelées, endive crue, feuilles d'épinard crues en lanières, fines rondelles de jeune courgette crue, jeune oignon, ail ou autres légumes selon l'envie et la saison.
- Ajouter des légumes lacto-fermentés faits maison.

- Arroser d'huile d'olive.

Contrairement à certains conseils diététiques, il me semble judicieux de mélanger plusieurs légumes. Je pense que ces mélanges qui complexifient notre bol alimentaire, s'opposent davantage à des intolérances ou à des allergies que lorsque les aliments sont pris isolément. Par ce moyen, nous ne mangeons jamais beaucoup d'un aliment à la fois et son goût est atténué par celui des autres aliments, donnant moins facilement prise à de nouvelles allergies. C'est un avis qui n'engage que moi, cette méthode paraît me réussir.

Au restaurant, choisir un poisson sauvage, avec citron, sans sauce, accompagné de légumes sans sauce ou bien, choisir des huitres ou un confit de canard sans sauce avec salade et légumes verts sans sauce. Accompagner le tout d'un thé nature non sucré.

En conclusion, j'ai la conviction que le régime alimentaire très rigoureux que je propose, permet de lutter efficacement contre les maladies dégénératives (cancer, sclérose en plaque,...) notamment en améliorant la circulation lymphatique. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce régime très contraignant (sans sel, sans sucre ni céréales ni féculents ni laitages ni viande rouge) m'a permis de grossir même si je n'ai pas de kilos en trop. Bien plus, je suis convaincue qu'une personne obèse, si elle accepte de modifier ses habitudes alimentaires, peut retrouver une silhouette tout-à-fait normale grâce à ce régime exigeant mais parfaitement équilibré que j'expérimente depuis plusieurs années.
Il faut constater toutefois que le sucre est une drogue redoutable. Pour certains, plutôt que de modifier leur régime alimentaire, il serait probablement mieux vu d'ajouter seulement des jus de légumes crus obtenus par un extracteur de jus. Il n'y a pas plus reminéralisant et les jus de légumes crus sont parfaitement tolérés par un intestin délabré car ils sont débarrassés des fibres végétales.
Les diabétiques et les cancéreux ont un peu le même combat, tous doivent éviter les sucres rapides et lents. Le régime paléolithique réussit bien aux diabétiques, dans la mesure où ils évitent les fruits très sucrés et choisissent plutôt les fraises, les baies rouges ou noires, les bananes, les poires, les avocats...
Je pense que les cancéreux trop maigres gagneraient à se supplémenter en probiotiques bien choisis. Personnellement, j'ai pris quotidiennement de la levure de bière revivifiable en gélules (beaucoup mieux supportée et plus efficace qu'en paillettes).Actuellement j'apprécie beaucoup les légumes lacto-fermentés que je produis chez moi.
Si comme moi, vous évitez les sucres rapides et lents (mis à part les fruits qui apportent beaucoup de nutriments intéressants notamment antioxydants, vitamines et minéraux), vous devez équilibrer votre ration alimentaire par de bonnes graisses qui sont indispensables notamment au bon fonctionnement du système nerveux et du cerveau : huile d'olive, olives non traitées, avocats, lait de coco, huile de coco de qualité bio, huile de palme, graisse et viande de volailles bio. Contrairement à ce qui a été trop souvent suggéré, manger des graisses en quantité raisonnable est salutaire (si l'on excepte les graisses hydrogénées, les margarines qui sont néfastes). De récentes études montrent que pour éviter l'obésité et d'autres maladies dégénératives, il faut brûler de la graisse et non pas du sucre. Trouver son énergie dans le sucre est souvent le signe d'une véritable accoutumance au sucre et ne peut que nuire à la santé. Nous devons comme nos lointains ancêtres brûler des graisses et non du sucre si nous voulons vivre en meilleure santé.

 


Le mélanome malin - Comment se soigner - Bibliographie

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